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Déclaration de succession : guide complet 2026

Formulaires, délais, calcul des droits : tout comprendre sur la déclaration de succession en 2026. Exemples chiffrés et abattements inclus.

17 min de lecture · Publié le 26 février 2026 ·declaration-de-succession
Sommaire
L'essentiel à retenir
Obligation légaleTout héritier, légataire ou donataire doit déposer une déclaration de succession auprès du fisc, sauf si l'actif brut successoral est inférieur à 50 000 € pour les héritiers en ligne directe, conjoint ou partenaire pacsé.
Délai impératif6 mois à compter du décès pour une succession en France métropolitaine, 12 mois si le décès a eu lieu à l'étranger — passé ce délai, des majorations s'appliquent.
Formulaire principalLa déclaration s'effectue via le formulaire Cerfa 2705-SD, complété d'annexes selon la composition de la succession (valeurs mobilières, assurance-vie…).
Droits calculés sur l'actif netLes droits de succession sont calculés après déduction des dettes du défunt et application des abattements propres à chaque héritier.
Notaire parfois obligatoireDès qu'un bien immobilier figure dans la succession ou que le patrimoine dépasse 5 000 €, l'intervention d'un notaire devient incontournable.
Conjoint et partenaire pacsé exonérésIls ne paient aucun droit de succession, quel que soit le montant transmis.

Perdre un proche est une épreuve difficile. Les démarches administratives qui s'enchaînent dans les semaines suivantes peuvent sembler écrasantes. Parmi elles, la déclaration de succession est souvent celle qui inquiète le plus : formulaires à remplir, délais à respecter, impôts à calculer… Ce guide vous explique tout, étape par étape, avec des exemples chiffrés et les règles applicables en 2026.

Qu'est-ce qu'une déclaration de succession et qui est concerné ?

La déclaration de succession est un document administratif que les héritiers déposent auprès du service des impôts pour recenser l'ensemble du patrimoine du défunt — ses biens comme ses dettes — et calculer les droits de succession (l'impôt successoral) éventuellement dus.

Définition et objectif

Concrètement, ce document chiffre la consistance active et passive d'une succession afin de déterminer le montant de l'impôt successoral. Il permet à l'administration fiscale de vérifier que chaque héritier paie sa juste part, en fonction de ce qu'il reçoit et de son lien de parenté avec le défunt.

L'actif successoral comprend tous les biens appartenant au défunt au jour de son décès : immobilier, comptes bancaires, placements, véhicules, objets de valeur, parts de société, etc. Les dettes du défunt (emprunts en cours, factures impayées, frais funéraires) viennent en déduction pour obtenir l'actif net successoral, base de calcul des droits.

Qui doit déposer la déclaration ?

Selon l'article 800 du Code général des impôts (CGI), trois catégories de personnes sont tenues de souscrire une déclaration de succession :

  • Les héritiers : ceux qui succèdent légalement au défunt, avec ou sans testament ;
  • Les légataires : les personnes désignées dans un testament pour recevoir un bien précis ;
  • Les donataires : les bénéficiaires d'une donation antérieure qui doit être intégrée au calcul successoral.

Si vous êtes plusieurs héritiers, il suffit que l'un d'entre vous dépose la déclaration au nom de tous. En revanche, chacun reste solidairement responsable du paiement des droits.

Pour les héritiers mineurs ou sous tutelle, c'est leur représentant légal (parent, tuteur ou curateur) qui accomplit cette formalité.

Quand la déclaration est-elle obligatoire ?

La règle générale est simple : toute succession doit faire l'objet d'une déclaration. Deux exceptions existent cependant :

  • Actif brut inférieur à 50 000 € : les héritiers en ligne directe (enfants, petits-enfants, parents), le conjoint survivant et le partenaire pacsé sont dispensés de déclaration, à condition de n'avoir reçu aucune donation antérieure non déclarée de la part du défunt.
  • Actif brut inférieur à 3 000 € : tous les autres héritiers (frères, sœurs, neveux, amis…) sont dispensés en dessous de ce seuil très bas.

Le seuil de 50 000 € s'apprécie sur l'actif brut, c'est-à-dire avant déduction des dettes. Si votre parent laisse une maison estimée à 80 000 € avec un crédit de 40 000 €, l'actif brut est de 80 000 € : la déclaration est obligatoire, même si l'actif net n'est que de 40 000 €.

Délais de dépôt : ce que dit la loi en 2026

Le délai pour déposer la déclaration de succession est fixé par la loi et varie selon le lieu du décès. Le non-respect de ce délai entraîne des majorations automatiques.

Le délai de 6 mois (règle générale)

Pour tout décès survenu en France métropolitaine, vous disposez de 6 mois à compter du jour du décès pour déposer la déclaration. Si le dernier jour tombe un dimanche ou un jour férié, le délai est reporté au premier jour ouvrable suivant.

En pratique, l'administration fiscale tolère les dépôts jusqu'au dernier jour du mois dans lequel expire le délai légal. Par exemple, pour un décès le 14 janvier 2026, le délai expire théoriquement le 15 juillet 2026, mais les services fiscaux acceptent les déclarations reçues jusqu'au 31 juillet 2026. Cette tolérance n'est pas un droit : ne comptez pas dessus pour planifier vos démarches.

Le délai de 12 mois (cas particuliers)

Le délai est porté à 12 mois dans les situations suivantes : - Décès survenu à l'étranger ; - Décès survenu dans certains départements d'outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane) lorsque le défunt n'est pas décédé dans son département de domicile.

Un délai de 24 mois s'applique lorsque la succession comprend des biens immobiliers dont la propriété du défunt n'avait jamais été formalisée par un acte publié (situation fréquente pour des biens anciens transmis sans acte notarié).

Lieu du décès Délai légal
France métropolitaine 6 mois
Décès à l'étranger 12 mois
DOM (hors département de domicile) 12 mois
Bien immobilier sans titre de propriété publié 24 mois

Conséquences du non-respect des délais

En cas de retard, l'article 1728 du CGI prévoit un système de majorations progressives :

  • +10 % sur les droits dus, si la déclaration est déposée dans les 30 jours suivant une mise en demeure de l'administration (envoyée par lettre recommandée) ;
  • +40 % si la déclaration n'est toujours pas déposée après ce délai de 30 jours ;
  • +80 % en cas de fraude caractérisée ou de dissimulation d'actifs.

Pour les déclarations de succession spécifiquement, la majoration de 10 % ne commence à courir qu'à partir du premier jour du septième mois suivant l'expiration du délai légal. L'administration vous laisse donc un peu de marge avant de déclencher la procédure, mais ne présumez pas de cette tolérance.

Les intérêts de retard (0,20 % par mois, soit 2,4 % par an) s'ajoutent aux majorations. Sur des droits de succession importants, le coût d'un retard peut rapidement devenir significatif.

Formulaires et documents nécessaires

La déclaration de succession s'effectue via des formulaires officiels disponibles sur impots.gouv.fr. En 2026, le formulaire principal est le Cerfa 2705-SD.

Les formulaires Cerfa à utiliser

Formulaire Objet Obligatoire si…
2705-SD Déclaration principale de succession Toujours (sauf dispense)
2705-S-SD Annexe valeurs mobilières Portefeuille boursier, parts de société
2705-A-SD Assurance-vie et certificat d'acquittement Contrat d'assurance-vie au nom du défunt
2735-SD Dons manuels Donation de sommes d'argent antérieure

Chaque formulaire doit être rempli en deux exemplaires signés si vous déposez en version papier. La télédéclaration (dépôt électronique) est désormais possible et ne nécessite qu'un seul exemplaire au format PDF.

Documents à joindre obligatoirement

Au-delà des formulaires, vous devrez rassembler : - L'acte de décès ; - Le livret de famille ou tout document prouvant le lien de parenté ; - L'acte de notoriété établi par le notaire (obligatoire dès que la succession dépasse 5 000 €) ; - Les relevés de comptes bancaires au jour du décès ; - Les titres de propriété des biens immobiliers ; - Les justificatifs des dettes du défunt (contrats de prêt, factures impayées…) ; - L'attestation de propriété immobilière rédigée par le notaire si la succession comprend un bien immobilier.

Où déposer la déclaration ?

La déclaration doit être remise au centre des finances publiques du domicile du défunt, plus précisément au pôle enregistrement (anciennement service départemental de l'enregistrement). Vous pouvez également l'envoyer par courrier recommandé ou, de plus en plus, par voie électronique via le portail impots.gouv.fr.

Comment calculer les droits de succession ?

Les droits de succession sont calculés en plusieurs étapes : inventaire des biens, déduction des dettes, application des abattements, puis application du barème fiscal. Voici comment cela fonctionne concrètement.

Étape 1 : calculer l'actif net successoral

L'actif net successoral = total des biens du défunt − dettes déductibles.

Les dettes déductibles comprennent les emprunts bancaires restants, les impôts dus par le défunt avant son décès, les factures impayées et les frais funéraires (dans la limite du raisonnable, généralement 5 000 à 6 000 € admis en pratique par l'administration). Chaque dette doit être justifiée par un document écrit, conformément à l'article 768 du CGI.

Étape 2 : répartir entre les héritiers

L'actif net est ensuite réparti entre les héritiers selon leurs droits respectifs (parts légales ou testamentaires). Chaque héritier calcule ses droits sur sa part individuelle, pas sur la totalité de la succession.

Étape 3 : appliquer les abattements

Avant d'appliquer le barème fiscal, chaque héritier bénéficie d'un abattement (une somme déduite de sa part, sur laquelle aucun droit n'est dû) :

Lien avec le défunt Abattement en 2026
Enfant, parent (ligne directe) 100 000 €
Conjoint survivant / partenaire pacsé Exonération totale
Frère ou sœur 15 932 €
Neveu ou nièce 7 967 €
Personne handicapée (cumul possible) 159 325 €
Autres (amis, cousins…) 1 594 €

Étape 4 : appliquer le barème progressif

Sur la part taxable restante (après abattement), les droits sont calculés selon un barème progressif qui dépend du lien de parenté. Pour les héritiers en ligne directe (enfants, parents), le barème applicable en 2026 est le suivant :

Fraction taxable (par héritier) Taux applicable
Jusqu'à 8 072 € 5 %
De 8 072 € à 12 109 € 10 %
De 12 109 € à 15 932 € 15 %
De 15 932 € à 552 324 € 20 %
De 552 324 € à 902 838 € 30 %
De 902 838 € à 1 805 677 € 40 %
Au-delà de 1 805 677 € 45 %

Pour les héritiers plus éloignés, les taux sont nettement plus élevés : 35 % à 45 % pour les frères et sœurs, 55 % pour les neveux et nièces, 60 % pour les personnes sans lien de parenté.

Cas pratique
Décès d'un parent laissant 250 000 € de patrimoine net à deux enfants (125 000 € chacun). Aucune donation antérieure.
01
Part reçue : 125 000 €
02
Abattement : − 100 000 €
03
Part taxable : 25 000 €
04
Droits : 5 % × 8 072 € = 404 € + 10 % × 4 037 € = 404 € + 15 % × 3 823 € = 573 € + 20 % × 9 068 € = 1 814 €
05
Total par enfant : environ 3 194 € Résultat : Chaque enfant paie environ 3 194 € de droits de succession, soit 6 388 € au total pour la famille.
Si le parent avait effectué une donation de 100 000 € à chaque enfant il y a plus de 15 ans, l'abattement aurait été reconstitué et les droits auraient été identiques — mais la transmission aurait été anticipée et répartie dans le temps.

Estimez en quelques clics le montant des droits de succession dans votre situation. Notre simulateur intègre les abattements et le barème 2026 pour vous donner une estimation personnalisée et gratuite.

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Cas pratique
Décès d'un époux marié sous le régime de la communauté. Patrimoine commun de 400 000 €. Un enfant. Le conjoint survivant hérite de la moitié en pleine propriété (200 000 €), l'enfant reçoit l'autre moitié (200 000 €).
01
Exonération totale de droits de succession (article 796-0 bis du CGI). Droits dus : 0 €.
01
Part reçue : 200 000 €
02
Abattement : − 100 000 €
03
Part taxable : 100 000 €
04
Droits : 5 % × 8 072 € + 10 % × 4 037 € + 15 % × 3 823 € + 20 % × 84 068 €
05
Total : environ 18 194 € Résultat : Le conjoint ne paie rien. L'enfant paie environ 18 194 € de droits sur sa part.
Pour en savoir plus sur les droits du conjoint survivant, consultez notre guide dédié sur les droits du conjoint survivant.

Cas particuliers et exonérations

Certaines situations permettent de réduire significativement, voire d'éliminer, les droits de succession. En voici les principales.

Conjoint et partenaire pacsé : exonération totale

Depuis 2007, le conjoint survivant et le partenaire lié par un PACS sont totalement exonérés de droits de succession, quel que soit le montant transmis (article 796-0 bis du CGI). Cette exonération s'applique automatiquement, sans plafond ni condition de durée de mariage.

Attention : le concubin (union libre) n'est pas concerné par cette exonération. Il est traité comme un tiers et supporte un taux de 60 % sur sa part après un abattement de seulement 1 594 €.

Frères et sœurs vivant ensemble : exonération sous conditions

Un frère ou une sœur du défunt peut être totalement exonéré de droits de succession s'il remplit trois conditions cumulatives : être célibataire, veuf, divorcé ou séparé de corps ; avoir plus de 50 ans ou être atteint d'une infirmité ; avoir vécu avec le défunt pendant les 5 années précédant le décès (article 796-0 ter du CGI).

Résidence principale : abattement de 20 %

Si la résidence principale du défunt est occupée, au jour du décès, par le conjoint survivant, le partenaire pacsé ou des enfants mineurs, sa valeur vénale bénéficie d'un abattement supplémentaire de 20 % (article 764 bis du CGI). Cet abattement s'applique avant le calcul des droits et peut représenter une économie substantielle sur un bien immobilier de valeur.

Cas pratique
Succession comprenant une maison (valeur vénale 500 000 €) et des liquidités (50 000 €). Dettes : 30 000 €. Deux héritiers enfants. La maison est occupée par le conjoint survivant au jour du décès.
01
Valeur de la maison après abattement de 20 % : 500 000 € × 80 % = 400 000 €
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Actif brut ajusté : 400 000 € + 50 000 € = 450 000 €
03
Dettes déductibles : − 30 000 €
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Actif net : 420 000 €
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Part de chaque enfant : 210 000 €
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Abattement par enfant : − 100 000 €
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Part taxable : 110 000 €
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Droits par enfant : environ 20 194 € Résultat : Sans l'abattement de 20 %, la part taxable aurait été de 160 000 € et les droits d'environ 30 194 € par enfant. L'abattement résidence principale économise ici environ 10 000 € par héritier.
Cet abattement est souvent méconnu. Vérifiez avec votre notaire si votre situation y ouvre droit.

Successions inférieures à 50 000 € : dispense de déclaration

Si l'actif brut successoral est inférieur à 50 000 € et qu'aucune donation antérieure n'a été consentie par le défunt à ses héritiers en ligne directe, conjoint ou partenaire pacsé, aucune déclaration de succession n'est à déposer. Les droits sont alors nuls dans la quasi-totalité des cas, compte tenu des abattements applicables.

Pour les autres héritiers (neveux, amis, cousins…), ce seuil tombe à 3 000 €.

Notaire ou déclaration en autonomie : que choisir ?

La loi n'impose pas systématiquement le recours à un notaire pour déposer une déclaration de succession. Mais dans la pratique, il est souvent indispensable.

Quand le notaire est obligatoire

Le recours à un notaire devient incontournable dans les cas suivants : - La succession comprend un bien immobilier : le notaire doit établir une attestation de propriété immobilière ; - Le patrimoine successoral dépasse 5 000 € : un acte de notoriété est nécessaire pour prouver la qualité d'héritier ; - Il existe un testament ou une donation entre époux ; - Des donations antérieures doivent être rapportées à la succession.

En pratique, la grande majorité des successions implique au moins un bien immobilier ou dépasse le seuil de 5 000 €. Le notaire est donc le cas général, pas l'exception.

Quand vous pouvez agir seul

Pour une succession simple — pas d'immobilier, actif brut inférieur à 50 000 €, pas de testament, pas de donation antérieure — vous pouvez techniquement remplir et déposer vous-même le formulaire 2705-SD. Mais attention : toute erreur dans l'évaluation des biens ou l'identification des héritiers peut entraîner un redressement fiscal avec pénalités.

Pour vous aider à ne rien oublier, consultez notre checklist décès qui récapitule toutes les démarches à effectuer après un décès.

Coût du notaire pour une succession

Les honoraires du notaire pour une succession sont réglementés. Ils comprennent des émoluments proportionnels à la valeur du patrimoine, des frais de formalités et des débours (frais avancés pour votre compte). Pour estimer ce que vous devrez payer, utilisez notre calculateur de frais de notaire pour succession.

Le notaire n'est pas seulement un prestataire administratif : il vous conseille sur les options fiscales disponibles (choix de la part du conjoint, renonciation à la succession, etc.) et sécurise juridiquement la transmission. Son intervention peut souvent faire économiser bien plus que ses honoraires.

Erreurs courantes à éviter absolument

Voici les pièges les plus fréquents que rencontrent les héritiers lors d'une déclaration de succession.

Oublier des actifs : les comptes bancaires peu actifs, les contrats d'assurance-vie (selon les cas), les parts de société, les créances que le défunt détenait sur des tiers — tout doit être déclaré. L'administration fiscale dispose d'un droit de communication auprès des banques et peut détecter les omissions.

Sous-évaluer les biens immobiliers : les biens doivent être déclarés à leur valeur vénale réelle au jour du décès. Une sous-évaluation manifeste expose à un redressement fiscal avec intérêts de retard. Le fisc dispose de bases de données de transactions immobilières pour comparer.

Confondre actif brut et actif net : le seuil de dispense de déclaration (50 000 €) s'apprécie sur l'actif brut (avant dettes), pas sur l'actif net. Une erreur sur ce point peut vous faire croire à tort que vous n'avez pas à déclarer.

Oublier les donations antérieures : toute donation consentie par le défunt dans les 15 années précédant le décès doit être réintégrée dans le calcul pour déterminer si l'abattement a déjà été utilisé. Omettre ces donations peut conduire à un redressement.

Dépasser le délai de 6 mois : même si les majorations ne s'appliquent qu'à partir du 7e mois suivant l'expiration du délai, le retard génère des intérêts de retard dès le premier jour de dépassement.

Ne confondez pas la dispense de déclaration et l'exonération de droits. Même si vous n'êtes pas obligé de déposer une déclaration (actif brut < 50 000 €), cela ne signifie pas nécessairement que vous ne devez rien. Dans les faits, les abattements rendent les droits nuls dans la plupart de ces cas, mais la règle n'est pas absolue.

Conclusion : agir vite et bien, pour traverser cette période sereinement

La déclaration de succession est une obligation légale qui s'impose à la quasi-totalité des héritiers. Le délai de 6 mois passe vite, surtout dans une période de deuil où les démarches s'accumulent. L'essentiel à retenir : identifiez rapidement si vous êtes dispensé de déclaration, rassemblez les documents dès les premières semaines, et faites appel à un notaire dès qu'un bien immobilier ou un testament est en jeu.

Si vous souhaitez anticiper et réduire la charge fiscale pour vos propres héritiers, explorez nos guides sur la donation-partage et les stratégies pour réduire les droits de succession. La préparation en amont reste le meilleur moyen de protéger ceux que vous aimez.

Votre situation est unique et les enjeux fiscaux d'une succession peuvent être importants. Un conseiller spécialisé peut vous accompagner pour déposer votre déclaration dans les délais, optimiser les abattements disponibles et éviter les erreurs coûteuses. Prenez rendez-vous gratuitement avec un expert partenaire d'Après Eux.

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Questions fréquentes

Le délai légal est de 6 mois à compter du décès pour une succession en France métropolitaine. Ce délai est porté à 12 mois si le décès est survenu à l'étranger ou dans certains DOM. Passé ce délai, des majorations de 10 % à 80 % s'appliquent sur les droits dus, auxquelles s'ajoutent des intérêts de retard de 0,20 % par mois.
Les héritiers en ligne directe, le conjoint survivant et le partenaire pacsé sont dispensés de déclaration si l'actif brut successoral est inférieur à 50 000 €, à condition qu'aucune donation antérieure non déclarée n'ait été consentie par le défunt. Pour tous les autres héritiers, le seuil de dispense est de 3 000 €.
La déclaration de succession s'effectue via le formulaire Cerfa 2705-SD, disponible sur impots.gouv.fr. Des annexes peuvent être nécessaires selon la composition de la succession : le 2705-S-SD pour les valeurs mobilières, le 2705-A-SD pour les contrats d'assurance-vie, et le 2735-SD pour les dons manuels antérieurs.
Non. Depuis 2007, le conjoint survivant et le partenaire lié par un PACS sont totalement exonérés de droits de succession, quel que soit le montant transmis (article 796-0 bis du CGI). Cette exonération est automatique et sans plafond. En revanche, le concubin en union libre n'en bénéficie pas et est taxé à 60 % après un abattement de seulement 1 594 €.
Techniquement oui, pour les successions simples sans bien immobilier et dont l'actif brut est inférieur à 50 000 €. Mais dès qu'un bien immobilier figure dans la succession ou que le patrimoine dépasse 5 000 €, l'intervention d'un notaire est obligatoire pour établir l'acte de notoriété et l'attestation de propriété immobilière. Dans la pratique, la grande majorité des successions nécessite un notaire.

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